huile sur toile, études sur carton, mémoires de corps
« Mémoires de corps », c’est le titre emblématique de l’œuvre de Michel CARLIN. Ses huiles sur toiles ou sur cartons sont nées de la mémoire des corps mutilés qu’il découvre, enfant de 8 ans horrifié, après le bombardement de Chambéry en 1943. Ce jour-là, il décide qu’il sera peintre.
Plus tard à Paris à partir de 1954, il s’installe à l’académie de la Grande Chaumière, Fernand LEGER corrigera ses dessins.
Dans les années 60, il exposera aux cotés de Dubuffet, Arp, Matta, Jean Villeri. Il ranimera les ateliers d’Albert Gleizes à Moly Sabata jusqu’en 1976.
Homme d’amitiés, il fonde le groupe Structures- Espaces et réunit des peintres, photographes et céramistes. A Vallauris où il s’installe, il retrouve et expose avec ses amis Franta, André Villers, Prassinos. Picasso apportera son soutien aux expositions que réalisent ces jeunes artistes. Braque, Giacometti accrochent sur les cimaises avec eux.
Homme généreux, Michel CARLIN est un artiste en perpétuelle recherche. Sa quête de l’être humain le pousse vers une peinture où le corps est son unique propos, figuré dans une touche ample et une matière qui est « le corps même de la peinture ».